Le maintien acquis !?

Le RC Lens a atteint les 40 points grâce à sa victoire dimanche face à Dijon (2-1). Ce seuil est souvent considéré par beaucoup comme synonyme de maintien en Ligue 1.
Et en effet, sur les 10 dernières saisons à 38 journées, le maintien s’est joué en moyenne à 40 points selon France Bleu

Durant les 3 dernière saisons, la dernière équipe maintenue en L1 n’a jamais atteint le cap des 40 points: en 2018-2019 Monaco 17ème a conclu le championnat avec 36 points. Lille en avait accumulé 38 la saison précédente. Caen, 37 lors de l’exercice 2016 2017.

3 équipes ont eu besoin de plus de 40 points pour obtenir leurs maintien sur cette même période: 40 en 2016 et 42 en 2015 pour Toulouse, 42 également pour Nice en 2014. 

La saison la plus disputée dans le bas de tableau, depuis 2009 , reste celle durant la période 2010 2011, Nice avait eu besoin de 46 points pour conserver sa place au sein de l’élite.

En tout cas, l’entraîneur lensois, Franck Haise, a lui avoué dimanche après la victoire :
« On savait tous, le groupe comme moi, qu’on était déjà maintenus. On ne parlait plus de maintien entre nous. On veut aller chercher le maximum de points. Ce n’est pas anodin d’être cinquième, même si Marseille et Rennes ont un match en moins. Il y a un an, le club était en L2. On va continuer de donner le maximum. Et puis, à trois journées de la fin, on sera peut-être dixièmes… Quel que soit notre classement final, je veux qu’on continue de penser à nos contenus et aux résultats. Il y a encore plein de challenges à relever.« 

Des socios à Lens ?

Interrogé sur le système économique du club, Joseph Oughourlian, l’actionnaire majoritaire du RC Lens a expliqué dans l’Équipe être ouvert à la possibilité de voir des supporters entrer dans le capital :
«Lens se prête naturellement à avoir des socios. On verra en fonction de l’appétit des supporters et on le co-construira avec eux, si possible. Ce sera des montants raisonnables. Une dizaine de pour cent du club. Soit on fait entrer les fans comme actionnaires au capital avec des droits particuliers. Soit en tant que sympathisants, comme un super abonnement chaque année. Je n’ai pas fermé la porte non plus à l’arrivée d’un actionnaire minoritaire.»

La baisse des salaires en question

Il y a quelques jours, l’UNFP, le syndicat des joueurs, a appelé les footballeurs de Ligue 1 à accepter de discuter individuellement d’une baisse de salaire afin d’aider les clubs à passer le cap actuel (Covid-19 mais aussi droits TV). Cette question a donc logiquement été posée en conférence de presse aux Lensois présents.

Franck Haise a alors une réponse assez clair sur le sujet : « La question ne s’est pas encore posée (…) On connait la situation. Je pense qu’elle va être rapidement très compliquée pour beaucoup de clubs, professionnels ou non car il y a Mediapro mais aussi la Covid-19 (…)  A court et moyen terme, il y aura des efforts à faire pour tout le monde et nous aussi« .

Florian Sotoca est lui aussi prêt à faire des efforts mais il veut prendre également la défense des joueurs qui disent non…
« Nous, on y est pour rien, tout comme les clubs. S’ils sont en difficulté, c’est à cause de Mediapro et de la Ligue. (…) S’il faut faire un effort on le fera, mais je prends la défense des joueurs qui disent non car ce n’est pas de notre faute, pas de notre ressort. Il ne faudra pas leur taper sur les doigts.« 

L’étonnante reconversion de Warmuz

Le nom de Guillaume Warmuz ne laisse pas indifférent les supporters lensois. En effet, qui aurait pu oublier le gardien emblématique du club, Champion de France en 1998 !
Et on apprend par Le Parisien où il s’est confié qu’il est devenu aumônier bénédictin dans sa Bourgogne natale ! Il s’est ainsi engagé avec les bénédictins de l’abbaye de Flavigny-sur-Ozerain et indique : « Mon rôle est de faire partie de la communauté des moines et de participer aux bonnes œuvres matérielles et spirituelles du monastère« .
Il reste toutefois ouvert à une éventuelle proposition d’entraîneur avec un club pro, pour lui la religion et le foot étant compatible.